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Profil d’un Bâtisseur – Sylvain Bergeron

Profil d'un Bâtisseur - Sylvaine Bergeron

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Sylvain Bergeron ne passe pas inaperçu avec sa haute stature et la dextérité avec laquelle il manie sa 1250 GS Adventure, qui ressemble à un vélo tellement il sait la placer ou il le désire.

C’est un homme occupé avec ses multiples casquettes bénévoles : Président de la Fédération Motocycliste du Québec (FMQ), directeur de la commission Road riders de la MCC ( Motorcyclists Confederation of Canada). Il est également guide de moto pour Megavoyage, une agence spécialisée dans les voyages européens.

Les actions de Sylvain ont pour but d’apporter un environnement plus sécuritaire aux motocyclistes, tout en leur donnant la possibilité de se fédérer et de rencontrer d’autres pratiquants passionnés.

Sylvain Bergeron est né en 1958 à Montréal. Fils unique, ses parents étaient tous les deux bien occupés professionnellement. Sa maman a géré plusieurs commerces. Son père était superviseur d’usine pour GE (Général Electric) à Montréal. 

La famille possédait un chalet à Saint-Alexis-Des-Monts, et c’est la que le jeune montréalais a goûté pour la première fois aux joies de la moto sur une Honda Mini Trail. Sa première expérience se terminait abruptement par une collision sans conséquence dans une galerie. Mais la première leçon était prise. Mieux vaut se former pour éviter les accidents.

Profil d'un Bâtisseur - Sylvaine Bergeron

Ses parents voyant son intérêt pour ce mode de loisir, lui offraient ensuite une Yamaha DT60 1968.

La famille déménageait sur la rive sud, puis la séparation des parents affectait le jeune Sylvain. Il trouvait une échappatoire en s’enrôlant dans les Forces Canadiennes à 17 ans. Il exerçait la fonction de technicien groupe électrogène. 

Il était muté à Cold Lake (AB) ou il restait plus de quatre ans. Il achetait une Suzuki Pe 250 puis passait à une cylindrée supérieure avec une Honda XR 500 liquide. Un de ses coups de cœur était ensuite une Husky 360 WR 1973. Il s’entichait également d’une BSA Lightning 1969 avec sélecteur de vitesse inversé.

Sylvain se retirait des Forces en 1981 et reprenait ses études au Cegep, en Génie Mécanique. Il avait encore une rare Sachs 250 de son séjour dans l’ouest Canadien, et il rencontrait sa future femme au CEGEP. 

En 1985, il l’emmenait en voyage de noce au Lake Louise sur une BMW R100/7 1978, moto qu’il possède encore aujourd’hui. 

Sylvain travaillait maintenant dans une société de production de matière plastique (Ziploc*). Toujours soucieux de la sécurité, il s’engageait dans la brigade d’intervention incendie et s’investissait dans le domaine de la santé et de la sécurité.

En 2002, il avait envie de voir autre chose dans ses loisirs, et il projetait de vendre ses motos pour acheter un bateau. Mais sa femme lui rappelait qu’elle avait le mal de mer ! Donc Sylvain se consolait en achetant une Yamaha WR 426, un modèle enduro. Il se rappelle encore des sorties FMSQ autour du Lac Taureau !

En 2007, il se procure une ST 1300 et il découvre les cours Moto Pro FMQ. Il s’inscrit à une formation en mentionnant qu’il désire devenir moniteur mais le responsable en place lui répond en riant : Passe ton cours avant ! – Bonjour à Martin Dupuis 🙂

Finalement l’année suivante Sylvain suit le processus de sélection pour devenir moniteur Moto Pro FMQ et il est accepté.  Donner des cours devient vite une passion et voir les participants progresser lui donne vraiment le sentiment d’être utile.

Tout en continuant son rôle de moniteur, Sylvain assure également la répartition des formations Moto Pro FMQ pendant quelques années pour les membres de la fédération.  Constatant le besoin de formation pour les motocyclistes en général, il ouvre progressivement les formations à tous les motocyclistes avec la formule d’une association de membres solos.  

Sa progression au sein de la FMQ continue, et on le retrouve au sein du Conseil à titre de Responsable sécurité / Moto Pro FMQ jusqu’en 2017.  À ce moment, on connaît sa capacité d’organiser et de finaliser des projets, et on lui propose de devenir le prochain président FMQ.    

Son objectif est dès le départ de mettre en place des mesures concrètes pour l’amélioration du bilan routier, de représenter les motocyclistes, d’encourager le moto-tourisme au Québec, et de faire la promotion de tous les acteurs qui contribuent positivement au milieu moto. Sylvain veut développer une approche inclusive de la fédération avec les autres organismes du milieu de la moto et avec les gouvernements.

La FMQ est un OBNL qui ne reçoit aucune subvention pour son fonctionnement. Afin de compléter les cotisations payantes de ses membres, elle met en place des initiatives structurantes et elle organise des activités de formation Moto Pro FMQ qui contribuent à son autofinancement. À ce titre, la FMQ collabore d’ailleurs depuis quelques années avec la SAAQ via l’organisation de Journées de sécurité qui ont rejoint jusqu’à près de 1000 motocyclistes par année. En tant que président FMQ, Sylvain siège à la Table de concertation sur la tarification des motocyclistes (Table Moto 2020) ainsi que sur le Comité d’experts sur la sécurité des motocyclistes où il a contribué à la création des 14 recommandations proposées dans le rapport rendu public en 2020.

Comme l’amélioration du bilan routier a un impact direct sur le coût d’indemnisation des motocyclistes, cette année la FMQ a aussi proposé à la SAAQ de mettre sur pied un projet pilote d’incitatifs financiers pour des formations de rafraichissement de 4 hrs où les participants sont remboursés suite à leur formation dans la mesure où ils contribuent à la recherche entourant ce projet. 

Pour lui, la marche à suivre en sécurité est de sensibiliser, de former, et de responsabiliser les motocyclistes en travaillant au niveau du comportement. Cette vision à l’échelon provincial, il la porte également au niveau canadien. Il est membre du conseil d’administration de la MCC (Motorcyclists Confederation of Canada), et directeur de la commission Road Riders, sur la route. 

Encore une fonction bénévole où la FMQ agit comme modèle car les autres provinces n’ont pas de structure de perfectionnement comme Moto Pro FMQ, et n’ont pas l’écoute de leur gouvernement.   La Confédération Motocycliste du Canada est la voix de la moto au Canada. Elle est soutenue par l’industrie moto et elle est l’interlocuteur des ministères fédéraux, entre autres pour la campagne « Mai est le mois de la sensibilisation de la sécurité à moto ». Sylvain est satisfait de voir que le message 2021 était sensiblement identique au Québec et dans le reste du Canada : « Faisons attention les uns aux autres ».

Comme si ce n’était pas assez d’ouvrage, Sylvain Bergeron possède une autre corde à son arc. Depuis quatre ans, il est guide pour l’agence Megavoyages qui organise des Megarides en Europe. Arrivée à Venise, base sur les bords du lac Iseo en Italie, puis c’est parti pour de grandes randonnées qui font rêver : la Toscane, les Dolomites, l’Autriche, la France, la Sicile ! Ne vous méprenez pas, être guide, c’est un vrai travail. Il faut être vigilant, concentré et diplomate. « Les routes que je préfère, ce sont les Alpes. Avec des vues magnifiques et des routes bien entretenues. J’aime aussi la cuisine et la nourriture, toujours différente selon les régions. »

Quand on lui pose la question de ses routes préférées au Québec, il cite les Laurentides et Lanaudière, mais également la Montérégie. Il aime suivre le cours de la rivière Yamaska, ou parcourir le Parc de la Galette, de Chicoutimi à Baie-Saint-Paul en passant par Ferland-Boilleau, sans oublier la Gaspésie.

BMW R 1250 GS Adventure HP

Il roule actuellement sur une BMW GSA 1250, et il possède toujours la BMW R100/7 de son voyage de noce. Il avoue un faible pour la BMW K1600, mais elle est tellement confortable qu’il aurait tendance à oublier la vitesse, ce qui n’est pas politiquement correct pour sa fonction et le Code de la Route.

La moto d’aventure est bien adaptée aux routes et chemins du Québec, et le parcours de Sylvain montre un attrait pour les motos d’enduros. Il a d’ailleurs participé à plusieurs formations Aventure, avec MX Pro et Don Pronovost, Académie Ride Aventure avec Patrice Glaude, ainsi que Touareg Aventure et Patrick Trahan.

Le président de la FMQ est inclusif. Il s’intéresse à tous les courants de la moto et à toutes les personnes qui apportent une image positive de la moto. Il cite Chicks and Machines et il reçoit un appel de Marc Chartrand, de Ridaventure, pendant notre entrevue. Il contribue également à travers la FMQ, au magazine Moto Journal.

Pour le mot de la fin, Sylvain Bergeron confirme qu’il trouve gratifiant de contribuer à préserver la bonne pratique motocycliste. En enseignant et en offrant la formation Moto Pro avec 24 formateurs, il évite des accidents.  On sauve des vies ! Et on encourage nos motocyclistes à découvrir les belles régions du Québec en toute sécurité.

Sa plus grande récompense ? Quand un motocycliste lui confie que la pratique du freinage d’urgence ou du contrebraquage lui a sauvé la vie. Son objectif est plus centré sur la baisse de l’accidentologie. C’est plus important que le prix des plaques. Et la baisse du risque réduit les coûts d’immatriculation!

Ses dernières paroles (de l’entrevue, naturellement), sont pour l’équipe qui l’entoure, sans qui rien ne serait possible. Il est un chef d’orchestre et ses musiciens sont bénévoles. Mais son équipe connait la musique.

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François Cominardi

François Cominardi

Une réponse

  1. Bonjour
    Dans votre description des nombreux talents de Sylvain Bergeron, il faudrait ajouter un autre corde à son arc, Sylvain a été un très très bon cycliste, ayant rouler quelques fois avec lui je me plaisait à le surnommer « mon maître «  c’est tout vous dire. Un gars d’agréable compagnie.

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