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Californie en solo

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Depuis quelque temps, je caressais le rêve d’aller découvrir la Californie afin d’y explorer ses déserts, ses montagnes et la côte du Pacifique. En 2010, lors d’un voyage mémorable avec des amis hors pair, je traversais le désert de Death Valley, puis, descendant vers le sud, j’allais faire un bout de la route 66 de Barstow à Williams. Puis, je roulais la partie est, de Chicago à Williams. Il ne me restait que le tronçon Barstow-Santa Monica à faire afin de compléter cette mythique Mother Road. 

Donc, un lundi soir de septembre, en 20 minutes, j’avais booké mon billet d’avion, ma location chez Eaglerider Las Vegas, ainsi que ma première nuitée au Riviera Hôtel. J’allais passer sept jours en solitaire à vivre cette aventure!

Après des heures d’attente, avion, autobus, location, hôtel, j’enfourchais ma Harley-Davidson Street Glide 2014 qui devenait mon cheval de fer et mon ami pour sept jours. Wow! Quel agréable compagnon de route! 

Californie en solo

Le lendemain, en me réveillant à 3 h du matin (décalage oblige), je me préparais à traverser le Nevada vers le sud afin d’atteindre le désert de Mojave. Rouler de nuit avec une pleine lune plus grande que nature afin de découvrir cette forêt d’arbres-cactus, les Joshua trees! Wow! Pur enchantement! Quel feeling que de rouler à l’aurore dans ce paysage magique! Je voguais sur le bitume californien à en oublier de tourner sur un chemin désertique du parc… « WELCOME TO NEVADA » que je vois… Mais j’arrivais de cet État… Il y avait donc un « os dans le baloney » comme dirait l’autre! Les chemins n’étant pas très bien indiqués, j’ai voulu faire demi-tour, mais ma roue avant s’est enlisée dans l’accotement mou de la route. Je ne pouvais même pas mettre ma béquille tellement le bike était calé! Alors, j’ai attendu un ange du désert (qui est un peu plus long que les autres à arriver, surtout à 5 h 30 le matin!). Finalement, il arriva et m’aida en me poussant afin de sortir de ma fâcheuse situation! Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre! J’en profitai pour immortaliser le paysage…

En poursuivant ma route vers le sud, j’atteignis la 66 à Amboy. On y retrouve le Roy’s café ainsi que le cratère d’Amboy. La route y est peinte occasionnellement du fameux logo de la route 66. Prochain objectif : Elmer’s place à Helendale. Pour s’y rendre, la 66 est assez… style route du Québec… dure pour la suspension! Une installation artistique remplie de trésors et de bouteilles accrochés à des structures ressemblant à des cactus. Vraiment spécial! Puis, suite aux recommandations de mon ami Fredéric Aubé (grand connaisseur de la Californie qui m’a accompagné virtuellement tout au long de mon périple, je l’en remercie encore!), je quitte un peu la 66 afin de rejoindre la route 2 qui me permet alors d’apprivoiser ce ruban sinueux et montagneux à faire rêver tous les bikers et amants de la nature. Ensuite, direction Santa Monica. Sur mon chemin, j’ai réussi à me perdre dans le quartier coréen de Los Angeles! Puis, j’aperçois finalement le Pacifique! Yé! Dodo à Santa Monica!

Le lendemain matin, avant d’enfourcher ma moto pour la journée, rendez-vous sur le quai de Santa Monica afin de vivre et de ressentir cet objectif et ce rêve enfin réalisé! C’est magnifique! Mais trop tôt pour me procurer un souvenir…

J’entreprends alors mon périple sur la 1 qui longe la côte. Je traverse Malibu avec ses richissimes résidents, ses palmiers et ses légendaires surfeurs (beautés de la nature!)… Ensuite, la brume matinale se met de la partie et m’empêche quelque peu d’apprécier le paysage. Route très tortueuse et visibilité plutôt nulle. Ces conditions m’ont suivi pendant un bon moment. Je réalise aujourd’hui que je partais trop tôt le matin, ce qui faisait en sorte que la brume n’avait pas eu le temps de se dissiper… À Ventura, région remplie de producteurs maraîchers (figues et artichauts entre autres), je bifurque vers les vertigineuses routes 33 et 58. Paysages par moment très désertiques, je côtoie les citronniers, les séquoias, les pompes à pétrole et je découvre la belle petite ville d’Ojaï. Dodo à San Luis Obispo. Puis, retour sur la 1. Au matin, c’est plutôt frais et humide, 30 degrés de moins que la veille dans le désert. On y croise entre autres un refuge d’éléphants de mer au bord de la route. Ça vaut la peine d’arrêter! Elles sont drôles ces « petites » bêtes-là! Elles éternuent, se grattent, se tiraillent… J’ai un sourire étampé dans la face! Rendu à Big Sur, le temps s’éclaircit et me permet enfin de voir dans quel décor je roule! Wow! La côte californienne est exceptionnelle! Un cachet unique! 

Rendu à Santa Cruz. J’adore cette ville, où plusieurs personnes y ont trouvé refuge dans les années 1970. Rempli d’artistes, cet endroit a tout pour me plaire! Faune éclectique, le rythme y est différent et le paysage fabuleux. En septembre, les activités sont plutôt limitées aux week-ends. Découvrant Santa Cruz en milieu de semaine, c’était assez tranquille, même sur le boardwalk. La fin de semaine d’avant se déroulait un festival grec et, la suivante, un festival de bière et vin! Le lendemain, direction GoldenGate! Ça me prend MA photo avec le pont! Cette barrière dorée orangée tellement symbolique! Eh eh eh! Pour m’y rendre, j’emprunte la route 9 de Santa Cruz qui me permet d’entrer dans une forêt de géants! Belle route sinueuse et odorante de verdure! Pause chez Alice’s restaurant, rendez-vous des bikers. Après quelques fruits et un bon café, je reprends la route pour rejoindre le Golden Gate. Photos et beaucoup de touristes, check!

En revenant sur mes pas, et en me perdant dans la circulation de San Francisco, je fais de l’autoroute vers l’est dans une chaleur hors de l’ordinaire pour le reste de la journée. En arrivant à Jamestown, charmante petite ville western, je me trouve une chambre dans un ancien bordel! À la fin du 19e siècle, il y avait beaucoup… d’activités ici! Le lendemain, après un bon petit déjeuner et ma première visite du voyage chez un dealer Harley, j’allais attaquer la 108, route panoramique et montagneuse qui se trouve au nord de Yosemite Park, et c’est là que j’ai mangé le meilleur grilled cheese de ma vie! À Strawberry, au Strawberry Inn, le grilled cheese n’étant pas au menu déjeuner, j’ai quand même réussi à m’en faire faire un! Paradis sur la terrasse avec vue sur la rivière! Altitude et paysages époustouflants! Puis, vers le sud, sur la 395, un tunnel de feu de broussaille des deux côtés de la route me dit : « Dépêche-toi Zabel et traverse au p.c.! ». 1, 2, 3 go!

J’ai traversé le tunnel de feu! Quelques instants plus tard, les autorités fermaient la route en raison de l’ampleur de ce dernier! Ouf! J’ai eu chaud! Le Mono Lake s’offrait maintenant à moi, avec sa splendeur et son style lunaire. Ce qui est merveilleux dans le Sud-Ouest américain, c’est que les reliefs sont très changeants et on y va de surprise en surprise! Puis, la route 120, véritable parc d’attractions pour bikers! Tellement agréable de rouler sur cette route remplie de flore diversifiée, de reliefs surprenants, de montagnes russes sur deux roues! Puis, Benton, village historique avec ses 13,5 habitants! Et je reprends la 395 jusqu’à Lone Pine pour un repos bien mérité. Rouler dans la Sierra Nevada avec ses montagnes en pics d’un côté et les collines colorées de l’autre, le rêve de tous les motocyclistes! J’entreprends ensuite ma traversée de Death Valley, la vallée de la mort, où mon ami Jacques est décédé un mois plus tôt. J’en ai profité pour lui rendre hommage en faisant un petit montage de roches du désert…

Quelle belle route! Une des plus belles! Le temps s’arrête malgré la vitesse… Le problème, c’est qu’il y fait trop chaud, et ce, même en septembre! Équipez-vous d’une gourde dorsale préalablement remplie de glace et d’eau. L’hydratation y est d’une importance capitale! En sortant de Death Valley, petit arrêt à Shoshone pour un rafraîchissement au Crowbar! Direction Vegas en passant par le Red Rock Canyon, où une jolie route à sens unique m’y attend. Ce parc gagne à être connu en y faisant quelques arrêts à des endroits stratégiques permettant de voir ses parois rocheuses. J’avais eu trop chaud pendant la journée, alors j’ai négligé une visite plus approfondie que je remets certainement à une prochaine fois!

De retour à Vegas, j’en profitai pour passer une partie de la soirée sur Fremont Street avec son énergie particulière et ses projections musicales, sans oublier une petite visite au Hogs and Heifers, bar de bikers sur la 3e.

J’ai décidé de vivre ce trip en solo par choix et j’ai adoré! Sentiment de liberté le plus total! Que de beaux souvenirs que ce périple intense de sept jours. J’ai bien aimé le concept Fly’n’ride, après avoir traversé les États-Unis quatre fois, cela me permettait de découvrir un merveilleux coin de pays en seulement une semaine. Merci à tous ceux qui m’ont suivi et vivez vos rêves! 

Notes de journal : En Californie, dans le désert, les déneigeuses d’ici servent plutôt à « désabler » les routes après les inondations. À Santa Cruz, j’ai vu un gars jouer de la flûte à bec seul dans son pick-up et il tripait! Entendre les planches de la galerie de l’hôtel craquer sous mes pieds à Jamestown, avec toute son histoire, wow! Prendre des surfeurs dans la mer pour des éléphants de mer! Ah ah ah! L’odeur des citronniers et des eucalyptus en roulant, hallucinant! Et ne pas croiser une seule fille en bike pendant mon périple… étonnant! Live free and ride!

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Zabel Bourbeau

Zabel Bourbeau

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