Retrouvez ici les brèves, les lancements exclusifs et les événements incontournables qui animent notre communauté de passionnés. Ce qui se passe sur la route, dans les sentiers et les concessions de la province. Un concentré d’action à lire entre deux virées de moto.
La Classique Moto Fest à Lachute : le rendez-vous de l’aventure

Marc Chartrand et son équipe de Ridaventure ont une nouvelle fois livré une exécution sans faille, consolidant la Classique Moto Fest comme le rendez-vous incontournable des rassemblements motocyclistes canadiens. Cette année, l’événement a franchi un cap : au-delà des essais de motos d’aventure, les manufacturiers proposaient des essais routiers. Favorisée par une météo clémente, l’affluence a enregistré une hausse marquée.
L’organisation des randonnées est unique : 800 motos réparties sur deux jours, encadrées par des chefs de groupe bénévoles en escouades de six. Des parcours, de la « Panoramique » à l’« Intrépide », offraient des défis adaptés à chaque niveau technique. On saluera l’inventivité des noms d’équipe avec « Les aventuriers de la Fadoq », « Ça roule ma poule » ou bien « Jean Clutch Van Damme » !
Dans la Zone MotoFest, la compétition commerciale était palpable. Honda, commanditaire principal, a dominé l’espace avec ses Africa Twin et Transalp. Si Suzuki et Kawasaki affichaient une présence musclée, tout comme BMW. Le groupe EMI présentait Ducati et Triumph. On notait un retrait de Harley-Davidson, malgré les qualités intrinsèques de la Pan America. Le groupe KTM misait sur son orange emblématique, avec une ou deux Husqvarna et sans GasGas.
CFMoto, avec ses Ibex 450 au rapport prix/performance agressif, grignote sérieusement des parts de marché.
Le constructeur québécois Can-Am mettait en avant son Canyon à trois roues, une monture idéale pour le réseau non pavé de la région. Enfin, Kove ne manquait pas ce rendez-vous avec sa moto de rallye qui a déjà terminé le mythique Dakar
MaxVenture Powersports sort des sentiers battus!

À Hawkesbury, la concession Maximum Powersports Plus s’est métamorphosée en MaxVenture Powersports. Sous l’impulsion de Jean-Christophe Fillion, figure bien connue du milieu, la nouvelle image a été officiellement dévoilée le 1er mai dernier.
La nouvelle identité affiche clairement la couleur : aventure et tourisme hors route. La concession représente les marques du groupe KTM, CFMoto et Kove, complétées par Kawasaki pour la gamme complète, sans oublier quads et côte-à-côtes. Au-delà de la vente, MaxVenture ambitionne de créer une véritable communauté, avec des activités et des rassemblements dédiés aux motocyclistes d’aventure. Une première présence remarquée à la Classique est venue confirmer que ce vent nouveau souffle fort aux portes de l’Outaouais.
Pilotes de demain : cap sur le Guidon d’or FQMHR

C’est maintenant une obligation, du guidon de bronze au guidon d’or, les jeunes de 4 à 15 ans doivent connaître les bases pour accéder et pratiquer dans les parcs motocross, Enduro, Supermoto, Flat Track, ou hors route.
Rassurez-vous, les explications et le test se pratiquent sur ordinateur et il ne dure qu’une trentaine de minutes. Avec un design de dessins animés. La première partie explique tout ce que le jeune pratiquant doit savoir, puis il passe au test.
Le Bronze initie les débutants de 4 à 8 ans aux bases : position, démarrage et arrêts sur terrain plat.
L’Argent perfectionne la maniabilité des jeunes de 9 à 11 ans avec l’équilibre debout, les virages serrés et le passage des vitesses.
L’Or prépare aux obstacles et aux sauts pour les apprentis pilotes de 12 à 15 ans. La progression mise sur l’autonomie, la maîtrise du comportement, l’anticipation des risques et le respect des autres pilotes.
Pour les plus jeunes, les parents peuvent rester à côté. L’important est de passer le message. Le test est réussi à partir de 60 % de bonnes réponses. Il permet d’obtenir la carte de membre gratuite pour accéder aux parcs ou compétitions FQMHR.
CFMoto, la 1000 MT-X n’est pas annoncée pour cette saison au Canada

Rencontrés à la Classique, Anaelle Thivierge-Brouard et Romain Perrin de CFMOTO Canada ont avoué, après un interrogatoire serré, que la nouvelle moto d’aventure 1000 MT-X ne serait pas distribuée cette saison au Canada.
Extrapolée de la 800 cc, la 1000MT-X possède de nombreux avantages, dont un poids à sec de 199 kg, un réservoir positionné pour abaisser le centre de gravité. Elle est également équipée de jantes en aluminium à rayons de 21 pouces à l’avant et 18 pouces à l’arrière, pour s’aventurer sur les terrains accidentés. Cette moto sera certainement proposée prochainement, mais elle doit auparavant passer les homologations canadiennes. la 1000MT-X n’est d’ailleurs pas encore proposée sur le catalogue américain.
Claude Ste-Marie Sport: une institution de 58 ans change de main
Une page d’histoire se tourne pour le monde du véhicule récréatif sur la Rive-Sud : la célèbre concession Claude Ste-Marie Sport vient d’être acquise par le groupe Pièces d’Auto Super.
Tout a commencé modestement en 1968 dans le garage familial de Claude Ste-Marie, alors concessionnaire Moto-Ski. Face au succès, l’entreprise s’est structurée à Saint-Hubert, accueillant les motos Suzuki en 1973, puis la gamme BRP. Installé depuis 1995 sur le chemin Chambly, le complexe a doublé sa superficie en 2007 pour atteindre 25 000 pieds carrés.
Luc Marchand, à la tête de l’entreprise depuis 2011, reste en poste pour assurer une transition fluide et préserver le savoir-faire des 35 employés.
Le repreneur, Pièces d’Auto Super, est un géant régional fondé en 1982 par André Gamelin. Fort de 150 employés et trois succursales, il gère un vaste entrepôt de 100 000 pieds carrés couvrant un inventaire tous types de motorisations, y compris l’électrique. Propulsée par une flotte de 80 véhicules et l’intelligence artificielle, cette force logistique promet de propulser l’institution de Saint-Hubert vers de nouveaux sommets tout en respectant ses origines.
François Morneau par François Cominardi
François Morneau : retraite d’un pilier chez Yamaha

Une page majeure se tourne pour l’industrie du véhicule récréatif : François Morneau, directeur régional chez Yamaha Motor Canada, tire sa révérence après 40 ans d’un dévouement exceptionnel.
Rien ne laissait présager que cet enfant issu d’une famille de seize enfants à Rimouski deviendrait la « mémoire vive » de la marque au Québec. Ayant appris la valeur du travail dès l’âge de 5 ans sur le tracteur familial, il fait son entrée chez Yamaha en 1986. Commençant comme représentant des pièces, il grimpe les échelons jusqu’à la direction régionale des ventes pour le Québec et l’Atlantique.
Au-delà des chiffres, François a bâti un réseau humain d’une fidélité rare. Toujours présent sur le terrain, il a traversé toutes les révolutions technologiques, du passage des trois-roues aux côtes-à-côtes modernes.
Grand-père comblé et passionné de plein air, il peut désormais troquer ses dossiers pour ses propres guidons, que ce soit en sentier sur son Grizzly ou à la chasse avec son Kodiak.
Léo Harley-Davidson rajeunit sans renier ses racines

L’autre soir, il y avait de la fébrilité dans l’air à Brossard. Après des mois de travaux, la grande famille de Léo Harley-Davidson célébrait la métamorphose complète de sa concession, entourée de passionnés, d’employés et d’amis. La soirée privée était agrémentée de musique et de petites attentions.
Établie depuis plus de cinquante ans sur la Rive-Sud, l’institution reprise par le Groupe Park Avenue s’offre un sérieux coup de jeune après deux décennies sur le boulevard Taschereau. L’espace a été entièrement repensé dans un esprit industriel et contemporain, créant un véritable lieu de rassemblement convivial pour la communauté. Le département de service se modernise, mais l’âme de la maison reste intacte. Le clou du spectacle se trouve toujours sur la mezzanine : la précieuse collection de motos vintage de Léo Bouchard, fondateur légendaire et membre du Panthéon Canadien de la Moto, y est fièrement préservée par son fils Éric.
De ses débuts modestes sur la rue Verchère à Longueuil jusqu’à cette superbe vitrine moderne, Léo Harley-Davidson prouve qu’on peut foncer vers l’avenir sans jamais oublier ses racines, comme le prouve la présence d’Annie Martel à la communication depuis plus de 11 ans au sein de la société.


