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LES ÉTUDES LE PROUVENT, LA MOTO EST BONNE POUR LA SANTÉ MENTALE ET PHYSIQUE

santé mentale et physique moto

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Longtemps perçue comme un simple loisir de passionnés, la pratique de la moto révèle aujourd’hui ses vertus cachées grâce à des études scientifiques. Deux recherches majeures permettent désormais de quantifier ces bénéfices de manière rigoureuse. D’un côté, l’Institut Semel de neurosciences et du comportement humain de l’UCLA, soutenu par Harley-Davidson, s’est penché sur l’impact psychologique de la conduite. Ses conclusions démontrent une baisse notable du stress et une nette amélioration de la vigilance mentale.

D’un autre côté, les travaux menés par l’Université de York en 2010, intitulés « Exigences physiologiques de la conduite de véhicules hors route », apportent un complément sur la dimension physique. En analysant précisément l’effort métabolique et la sollicitation musculaire, cette étude prouve que le motocyclisme est une discipline exigeante qui participe activement au maintien de la forme. Pour parfaire le tableau, l’impact positif des loisirs de groupe sur la santé mentale est largement reconnu par des organismes comme l’INSPQ.

Ensemble, ces recherches valident scientifiquement que monter en selle constitue une thérapie complète, agissant autant sur l’équilibre hormonal que sur la condition physique générale.

Les vingt premières minutes

En 2021, l’Institut Semel de neurosciences et de comportement humain de l’UCLA a réalisé une étude sur les bienfaits de la moto financée par Harley-Davidson. Elle démontre que la conduite d’une motocyclette sur route influence positivement la biologie et la neurologie du conducteur dès les vingt premières minutes de conduite. L’objectif était de démontrer scientifiquement que la pratique de la moto sur route dépasse largement le cadre du simple loisir ou de la quête de sensations fortes ; elle constitue une véritable thérapie active pour le corps et l’esprit.

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Le pilotage apporte un état de veille qui amène à une clarté mentale exceptionnelle. 

Sur le plan mental, les résultats sont sans appel. En mesurant l’activité électrique du cerveau (EEG), les chercheurs ont observé une transformation de l’état interne du motocycliste. La conduite renforce l’attention visuelle et rend le cerveau nettement plus réactif aux conditions extérieures. Cette vigilance augmentée, comparable aux effets de la caféine, permet de traiter les informations avec une précision accrue. Parallèlement, le pilote entre dans un état de « flow », une forme de méditation active où tous les sens sont tournés vers l’instant présent. Cet état de veille amène à une clarté mentale exceptionnelle.

L’impact sur la gestion du stress est tout aussi marquant. L’étude révèle une chute spectaculaire de 28 % du taux de cortisol. Cela apporte au cerveau une capacité à surveiller inconsciemment les changements dans son environnement, affinant ainsi la vigilance naturelle bien au-delà de ce que permet la conduite d’une voiture ou le repos.

Physiquement, l’exercice de la conduite sur route s’apparente à une activité sportive légère. La sollicitation des muscles profonds, combinée à une augmentation du rythme cardiaque de 11 % et de l’adrénaline de 27 %, tonifie l’organisme. Le bénéfice ne se limite pas au temps passé en selle : les effets positifs sur l’humeur et la réduction des marqueurs de stress persistent au moins dix minutes après que le motocycliste est descendu de sa machine.

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Le travail musculaire est notable, particulièrement au niveau des membres supérieurs

Hors route, le rythme s’accélère :

Par ailleurs, les travaux de recherche menés par l’Université de York en 2010, sous le titre « Exigences physiologiques de la conduite de véhicules hors route », ont analysé précisément l’effort métabolique et le travail musculaire nécessaire pour le pilotage d’une motocross ou d’une moto d’enduro, hors compétition. Cette étude a permis de valider scientifiquement que cette discipline contribue activement au maintien d’une bonne condition physique.

Les recherches lèvent le voile sur une réalité souvent méconnue : la pratique de la moto hors route est une activité physique exigeante qui sollicite l’organisme de manière comparable à plusieurs sports traditionnels selon les « Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures pour les adultes ».

Loin d’être une activité passive, elle impose des contraintes physiologiques qui contribuent directement à l’amélioration de la santé globale du motocycliste.

Une intensité cardiovasculaire marquée

Les chercheurs ont établi que la pratique de la moto se classe dans la catégorie des activités d’intensité modérée à vigoureuse selon l’usage. En moyenne, un motocycliste sollicite son système cardiovasculaire à hauteur de 141 battements par minute, ce qui représente environ 51 % de sa capacité aérobie maximale.

Plus significatif encore, l’étude révèle que près de 40 % du temps de randonnée se passe dans une zone d’effort suffisamment intense pour induire des gains réels en endurance cardiorespiratoire. Le niveau de consommation d’oxygène mesuré (environ 6 MET) place la moto au même rang que des exercices comme le jogging léger ou la natation récréative, permettant ainsi de répondre aux recommandations de santé publique pour la prévention des maladies chroniques.

Sollicitation musculaire et endurance

L’aspect le plus physique de la conduite réside dans le contrôle constant de la moto. Les tests effectués avant et après l’effort montrent une fatigue musculaire notable, particulièrement au niveau des membres supérieurs. La force de préhension des mains et la capacité de poussée des bras sont fortement sollicitées pour stabiliser la moto, absorber les irrégularités du terrain et manœuvrer dans les passages techniques.

Cette interaction constante entre l’homme et la machine agit comme un entraînement de résistance. Le motocycliste doit utiliser ses muscles stabilisateurs (tronc et abdominaux) pour maintenir son équilibre, ce qui développe une endurance musculaire spécifique au niveau du haut du corps.

Un impact métabolique réel

Sur le plan métabolique, l’étude confirme une dépense calorique importante. La consommation d’oxygène est multipliée par six par rapport au repos, prouvant que l’effort fourni n’est pas uniquement lié à la concentration mentale, mais bien à une dépense d’énergie physique concrète.

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Une alliée contre la dépression

Plus qu’un simple sport, la moto agit comme un véritable moteur de santé psychologique. En favorisant les sorties collectives, elle renforce le bien-être social, un levier essentiel selon l’INSPQ pour contrer l’anxiété. L’immersion en plein air expose le motocycliste à la lumière naturelle, alliée précieuse contre la dépression selon les travaux de Pinchasov. Ce contact avec la nature fait chuter le taux de cortisol, tandis que le pilotage libère un cocktail de dopamine et d’endorphines, apaisant l’esprit tout en dynamisant le corps.

En résumé, cette étude démontre que faire de la moto, que ce soit sur route ou sur les sentiers, est un véritable remède pour la santé. En stimulant le cerveau tout en calmant le stress, la moto devient un excellent moyen de renforcer le moral et de tonifier le corps.

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